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  • June

Le suicide : une double peine pour le corps et l'Être

Dernière mise à jour : juil. 8

Lorsque nous nous incarnons dans la vie terrestre nous signons un contrat de vie ou d’incarnation par lequel nous nous engageons à vivre des expériences permettant de purifier notre Karma et d’épurer notre Être en vue d’une vie Spirite meilleure.

Si notre personnalité n’a pas conscience de la façon dont nous allons terminer cette incarnation (mourir dans cette vie), notre Âme, elle, le sait.


Face aux expériences difficiles de l’existence sur terre, il est alors facile de penser au SUICIDE pour sortir des souffrances. L’erreur généralement commise est de penser que la mort du corps libèrera votre Âme, notre Être ou notre Esprit de ses problèmes et que l’on retrouvera ainsi la paix et la liberté : c’est l’inverse qui se produit.

Premièrement, seul Dieu dispose de notre existence et lui seul fixe le terme de celle-ci.

Par conséquent, le suicide volontaire est un transgression de cette loi. Deuxièmement, « Dieu aide ceux qui souffrent et non ceux qui n’ont ni force, ni courage ».


Que se passe-t-il lorsque l’on se suicide ?

Les conséquences sont diverses selon les raisons qui poussent au suicide - sortir de la honte, expier une mauvaise action par soi-même, se libérer d’une souffrance, devoir à accomplir dans certaines croyances (martyrs), chagrin et acte de doute envers la Providence, folie, moment d’égarement - et les peines sont proportionnées à la conscience que l’on a de ses propres fautes.

La conséquence commune aux différents types de suicide est la persistance plus tenace et plus prolongée du lien corps / Esprit. À l’inverse, dans les cas de morts dites « naturelles », le lien se détend petit à petit et l’Esprit quitte ainsi progressivement son corps. Pour ce qui concerne la procréation, le chemin est inverse : lors de la conception d’un Être, le futur bébé met 9 mois à entrer en incarnation, à intégrer son corps, dans le ventre de sa mère.


La persistance de ce lien corps / Esprit fait croire à l’Esprit qu’il fait encore partie du monde des vivants. « L’affinité qui persiste entre l’Esprit et le corps produit, chez quelques suicidés, une sorte de répercussion de l’Etat du corps sur l’Esprit qui ressent ainsi et malgré lui les effets de la décomposition, et en éprouve une sensation pleine d’angoisse et d’horreur et l’état peut persister aussi longtemps qu’aurait dû durer la vie que le suicide a interrompu » Chapitre II - Peines et jouissances futures - Le Livre des Esprits d'

Allan Kardec.


En se suicidant, l’Esprit s’inflige des souffrances à venir plus dures encore


Dans aucun cas le "suicidé" ne sera affranchi de son geste et les conséquences pour l’Être sont souvent pires que s’il avait eu le courage d’affronter sa vie jusqu’au bout. C’est ainsi que certains Esprits, qui ont interrompu leur existence par le suicide se soumettent à des épreuves encore plus dures dans une nouvelle existence pour les supporter avec davantage de résignation.

Comment sortir de la pensée suicidaire ?

Au moment de la mort, trois sentiments dominent chez le plus grand nombre des individus : le doute pour les sceptiques endurcis, la crainte pour les coupables et l’espérance pour les hommes bons. Ainsi, Dieu / l’Univers / la Force Créatrice nous dit une chose : la vie éternelle est accessible à tous, une vie sans souffrance, loin des affres de la matière, et c’est l’Espérance et la foi en la Providence qui doit nous guider chaque jour et nous apporter la paix.


Si vous êtes dans un état de détresse psychologique et avez des pensées suicidaires, n'hésitez pas à vous faire aider. La parole est un bon moyen de désamorcer une situation de crise avant de travailler sur le fond du problème.


Sources : Le Livre des Esprits, Allan Kardec.



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